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Cette page concerne l'année 685 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Abd al-Malik calife de Damas (fin en 705).
- A partir de ‘Abd Al-Malik, la politique omeyyade se caractérise par un effort pour mieux organiser l’empire et arabiser l’administration.
- Pendant l’époque omeyyade se constitue un régime de la propriété qui place la campagne dans la dépendance de la ville.
- Sous Abd Al-Malik sont effectués de nouvelles interventions sur le texte du Coran.
- Abd al-Malik et Constantin IV s'entendent pour partager les impôts de l'Arménie, de Chypre et de l'Ibérie.
- Les Arabes prennent Kaboul.
- Début du premier règne de Justinien II Rhinotmète, empereur byzantin (fin en 695).
- Justinien II pratique une politique de repeuplement des régions désertées par des déportations massives.
- Reconquête de l’Afrique par les Byzantins (685-710).
- Début du pontificat de Jean V (fin en 686).
- Bataille de Nechtansmere : les Pictes de Brude Mac Bili, alliés aux Britons, repoussent les Anglo-Saxons du royaume de Northumbrie et fixent leur frontière au Firth of Forth, en Écosse. Le roi Egfrid de Northumbrie est tué dans la bataille.
- Alfried devient roi de Northumbrie.
- Le bouddhisme devient religion d'État au Japon. Des autels sont dressés à Bouddha dans chaque maison japonaise.
- L'empereur du Japon Tenmu décide de bâtir une cité-capitale selon un plan directeur à grille géométrique. La Cour doit s’y installer ainsi que les divers rouages des gouvernements civils, religieux, centraux et provinciaux. Un réseau de route reliant les provinces à la capitale est prévu.
- Réforme agraire au Japon conçue selon le principe chinois de l’alternance : les terres affectées à la culture des plantes annuelles tournent régulièrement, afin que les mêmes agriculteurs ne bénéficient pas toujours des meilleurs champs. Des cadastres sont établis à l’échelle du village, la population est recensée et des lots précaires sont attribués en fonction du nombre de bouche à nourrir. Ce système permet une meilleure rentabilité de l’impôt, les hommes devant fournir des céréales et les femmes des rouleaux de soie.
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- Constantin IV Pogonate, empereur byzantin.
- 8 mai : Benoît II, pape
ko:685년
Catégorie:685
Catégorie:Chronologie du VIIe siècle
Article principal : 685
Années 660 ja:660年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Cette page concerne l'année 681 du calendrier julien.
Événements
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Second empire Turc (Tujue, T’ou-kiue) (681-744). Sa restauration, d’origine populaire, est favorisée par le seigneur Tonyukuk.
- Un prince du sang, Elterich (dit Kutluk, ou Qutlugh, le fortuné) est porté à la dignité de Khagan (681-691) grâce à l’adhésion des Tokuz Oghuz. Il est conseillé par Tonyukuk.
- Le second empire turc procède d’un profond nationalisme anti-chinois. Le peuple rejette le bouddhisme et retourne à la religion traditionnelle. La langue turque remplace le sogdien dans les textes officiels.
- Le basileus Constantin IV Pogonat fait couper le nez à ses frères et les écarte du pouvoir.
- Abd al-Malik soumet la rébellion en Arabie et en Irak (Petit Tigre).
- Al-Hadjdjadj menace les Kharidjites à Kufa et crée la ville militaire de Wâsit pour surveiller l’Euphrate.
- Création de l’État bulgare dont la capitale est alors installée à Pliska (aujourd’hui Aboba, près de Choumen).
Naissances
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Cette page concerne l'année 683 du calendrier julien.
Événements
Asie
- Raids des Turcs T’ou-kiue en Chine (683, 685, 687, 694, 698, 699, 702).
- En Chine du Nord, Qutlugh, le khan des Turcs, met à sac le district chinois de Chan Yu, puis le Shanxi (Chen-Si).
- La concubine Wu Zetian (Wou Tso-Tien) de l'empereur Gaozong (Kao-Tsung) s'empare du trône et fonde la dynastie des Zhou (Tcheou). Elle assure la régence de son fils Zhongzong (Tchong-tsong) et fait régner la terreur.
- Wu Zetian favorise le bouddhisme et prend pour capitale Lo-yang.
- Décadence des Tang.
Proche orient
- Le soulèvement des Berbères refoule les Arabes en Afrique du Nord.
- Les chefs Berbères Koceila et la reine al Kahina (morte en 693) auraient dirigé la résistance contre l’occupation arabe.
- Bataille de Tahuda, dans les Aurès : Oqba ibn Nafi est assassiné dans une embuscade par les Berbères de Koceila qui lui a échappé. Le corps expéditionnaire arabe bat en retraite et Koceila s’empare de Kairouan.
- Début du règne de Muawiya II, Calife omeyyade de Damas (fin en 684).
Europe
- Assassinat d’Ebroïn (680 ou 683) par Ermenfridus, qui se réfugie en Austrasie, auprès de Pépin. Berthaire, fils d’Ebroïn lui succède et fait la paix avec Pépin II. Mais il est renversé par son fils Gislemar qui marche contre Pépin et le bat à Namur. Gislemar meurt assassiné et Berthaire, de nouveau maire du palais, reconduit la paix avec Pépin.
- Pas d’évêque mentionné en Arles de 683 à 794, à Lodève de 683 à 817, à Agde, à Maguelonne, Carcassonne et Elne de 683 à 788.
Naissances
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- Gaozong (Kao-Tsung), empereur de Chine.
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686Catégorie:686
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Cette page concerne l'année 686 du calendrier julien.
Événements
- Fin de la révolte d'esclaves de Kufa.
- Offensive arabe contre les Berbères du Maghreb. Zobeïr ibn Zeïs met en déroute l’armée berbère de Koceila, qui est tué, et s’avance jusqu’à Volubilis.
- Début du pontificat de Conon (fin en 687).
- Berchier, gendre de Berthaire, lui succède comme maire du palais de Neustrie.
- Jitô, impératrice du Japon (686-697).
Naissances
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Décès
- Mort de Berthaire, maire du palais de Neustrie.
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688Catégorie:688
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Cette page concerne l'année 688 du calendrier julien.
Événements
- L'Algérie et Carthage sont incorporés à l'Islam.
- Les musulmans, vaincus par les Berbères à Kairouan, reculent sur Barqa où ils sont surpris et massacrés par un corps de débarquement byzantin. Zobeïr ibn Zeïs est tué.
- Justinien II renouvelle la paix avec les Arabes. Il accepte de déplacer les Mardaïtes, montagnards belliqueux de l’Armanus qui effectuaient des raids dans les territoires musulmans, vers la Thrace, la Cilicie et la Pamphylie.
- Berchier, maire du palais de Neustrie, est assassiné et Pépin II est reconnu par le roi comme seul maire du palais pour tout le royaume. Il ne s’établit pas pour autant à la cour où il place un homme de confiance et retourne en Austrasie.
Naissances
- Charles Martel, chef des Francs.
- Saint Kilian, moine irlandais, évangélisateur du nord de la Gaule.
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690Catégorie:690
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Cette page concerne l'année 690 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Clovis IV, roi des Francs (fin en 695).
- Le catholicisme devient religion d'État dans le royaume des Lombards.
- Willibrord, de Northumbrie, débarque en Frise pour évangéliser les populations autochtones à partir d’Utrecht, sous la protection de Pépin de Herstal.
- Bonitus est nommé préfet de Marseille par Thierry III.
- Lois d’Ina, roi du Wessex.
- Les lois d’Ina mentionnent les guildes religieuses et sociales.
- En Irlande, les monastères de Bangor et d’Iona, fondés vers 550, organisent des ateliers de copistes d’où sortent des manuscrits célèbres pour leur décoration. Le plus ancien connu est un évangéliaire en latin élaboré à Durrow vers 675.
- Apparition de la minuscule dans l’antiphonaire de Bangor (680-690).
- Le basileus Justinien II transporte des Chypriotes près de Cyzique.
- Wu Zetian se proclame « empereur » de Chine (690-705)
- En Chine, les princes du sang se révoltent à l’appel du poète Lo Pin-wang mais sont écrasés.
- L'impératrice de Chine Wu Zetian envoie une ambassade au Kaghan Bek Tchor pour lui demander sa fille pour son neveu. Le Turc refuse et réclame la restauration de l’empereur Tchong-tsong. Wu Zetian continue cependant à gouverner seule avec ses favoris, les frères Tchang.
- Le royaume malais de Shrîvijaya conquiert le royaume indianisé de Malayu, installe sa capitale à Palembang et adopte le bouddhisme.
Naissances
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Décès
- Mort du moine northumbrien Benoît Biscop, fondateur des monastères de Wearmouth et de Jarow (629-690).
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Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
als:Julianischer Kalender
ko:율리우스력
ja:ユリウス暦
zh-cn:儒略历
Calife
Le mot calife (prononcé RRalif en arabe/perse) est une romanisation de l'arabe khalîfa (xalīfa(t), خَلِيفَة, ), littéralement « successeur (du prophète) », terme dérivé du verbe khalafa (xalafa, خَلَفَ) signifiant « succéder ». Le porteur du titre garde l'unité de l'Islâm et tout musulman lui doit obéissance : c'est le dirigeant de loumma. L'autorité d'un calife s'étends sur un Califat.
À la mort de Mahomet en 632, l'Islâm est désuni : le premier calife sera Abou Bakr (ou Abubéker) qui poursuit la conquête de la péninsule arabique. À sa mort en 634, son premier ministre Omar (ou Umar) lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par « abou loualouaa al-majoussi » un ancien esclave. Avant de mourir, il désigne un comité de six personnes qui devront choisir parmi eux le troisième calife. Ce sera Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali (656-661). Ensuite viendront les dynasties des Omeyyades qui choisiront Damas comme capitale puis des Abbassides qui portent leur siège à Bagdad. Ceux-ci verront leur autorité contestée et la proclamation de califes concurrents (Fatimides au Caire, Omeyyades à Cordoue) si ben que vers l'an 1000, le monde musulman est divisé en trois califats indépendants.
Articles connexes
- Califat ;
- Islam ;
Catégorie:Vocabulaire de l'islam
Catégorie:Islam
catégorie:Titre
Damas
Damas est la capitale de la Syrie. En arabe la ville s'appelle Dimashq ach-Cham, mais on dit très souvent ach-Cham seulement (arabe: دمشق الشاَّم [dimašq aš-šam]) (hébreu : דמשׂק [dimašq]). La ville compte plus de 2 millions d'habitants, près de 3 millions en comptant l'agglomération (« Le grand Damas »).
Géographie
La ville est dans le désert, ses quartiers Est escaladant le flanc du mont Quassioun (ou Qassioun ou Kassioun selon les translitérations), premier contrefort du massif de l'Anti-Liban. À vol d'oiseau, elle est située à 60 km à l'ouest de la mer Méditerranée.
Damas est arrosée par une rivière, le Barada, qui s'écoule de l'Anti-Liban et se perd dans un marécage au milieu de la ville.
Barada
Histoire
Il s'agit de l'une des plus anciennes villes connues et toujours habitées. Elle est citée dans la Bible (Genèse XIV ; 15).
:La ville de Damas surpasse toutes les autres en beauté et en perfection; et toute description, si longue qu'elle soit, est toujours trop courte pour ses belles qualités.
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages, Editions FM / La Découverte.
D'abord possession égyptienne, la ville fit successivement partie du royaume de David, fut la capitale du royaume araméen, puis fut conquise par les Assyriens, les Perses, Alexandre le Grand, les Séleucides et les Romains. La ville vit saint Paul prononcer ses premières prédications.
En 635, la ville fut prise par les Arabes qui en firent leur capitale, notamment durant la dynastie des Omeyyades, de 661 à 750.
La ville fut également assiégée en vain par les Croisés, mais fut saccagée par les Mongols en 1401.
Elle fit partie de l'Empire ottoman de 1516 à 1918. Suite au Traité de Versailles (1919), elle fut placée, avec la Syrie, sous mandat français en 1920, jusqu'à son indépendance en 1946.
Les traditions
- Le « damasquinage » consiste à incruster de petits filets d'or ou d'argent dans un objet de métal. Cette technique s'est répandue de Damas à Tolède et en Inde.
- Le « damas soudé » consiste à forger des barres de fer pour constituer l'âme à la fois résistante et souple d'épées, dont les tranchants étaient rapportés par soudure : les lames de Damas. Des barres de fer doux et carburé, disposées alternativement étaient soudées, martelées, repliées sur elles mêmes comme pour faire une pâte feuilletée. Après polissage, le métal était plongé dans un bain d'acide pour faire apparaître l'effet de moirage des couches de métal blanc et noir, appelé le « damassé ».
- Damas est réputée pour ses étoffes de soie et surtout pour ses brocarts tramés d'or que l'on appelle des « damas ».
- Il y a aussi le linge « damassé » sur lequel apparaissent des dessins par des procédés, de tissage. Cet art existe encore, mais avec des métiers Jacquard.
- Dans les souks, on voit beaucoup de tapis, mais ce sont principalement des importations d'Iran, d'Afghanistan ou d'Ouzbékistan.
- On trouve aussi à Damas de nombreuses confiseries offrant des fruits confits entiers : abricots, poires, mandarines, etc. en piles impressionnantes. Au Moyen Âge, la région était le premier producteur de sucre, les croisades en ont rapporté l'usage en occident (confitures et fruits confits).
La ville
La grande mosquée, actuellement Mosquée des Omeyyades, a été construite vers 705. C'est la plus ancienne avec le Dôme du Rocher de Jérusalem à être pratiquement dans sont état initial. Fait exceptionnel, la salle de prière contient un tombeau : celui du crâne de Jean-Baptiste, cousin de Jésus. La présence d'un tombeau dans la salle de prière d'une mosquée est un cas pratiquement unique. Les chrétiens du quartier Est de Damas viennent y faire des prières. On voit donc dans cette salle à la fois les prosternations des musulmans, et les signes de croix et les génuflexions des chrétiens. On y vient aussi tout simplement pour y faire la sieste allongé sur le tapis ou adossé à une colonne, car c'est un lieu frais et calme dans le centre de la ville.
Le plus haut minaret de cette mosquée est le minaret de Jésus : c'est là que selon la tradition locale Jésus, le Messie, reviendra sur terre au moment du jugement dernier.
:C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants,
:[...]
:Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église.
:[...]
:Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: « Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia.»
:La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; et j'ai lu à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: « La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières. » Et dans les traditions du prophète j'ai trouvé ces paroles de Muhammad : « On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde. »
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages Éditions FM / La Découverte.
Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.
Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn qui est supposé avoir contenu (ou contenir ?) le crâne de ce personnage décapité à la bataille de Kerbala (Achoura : 10 de muharram 61H; 10 octobre 680) le corps de Husayn fut enterré sur place.
:Lorsque Khawalî, portant la tête de Husayn, arriva auprès d'Obaïdallah, fils de Ziyâd, il lui dit: Tu dois me combler de cadeaux, car je t'apporte la tête du meilleur de tous les hommes !
:[...]
:Puis il (Obaïdallah) toucha avec une baguette la bouche de Husayn, en récitant ce vers: « Nous tranchons les têtes des hommes qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. »
::Tabarî La Chronique, Les Omeyyades Editions Actes Sud / Sindbad
Damas comprend aussi de très beaux monuments de la période Ottomane, le Palais Azem, de nombreux caravanserails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIéme siècle, et un musée témoignant de la richesse historique et archéologique exceptionnelle du pays.
Divers
- L'expression chemin de Damas évoque un parcours provoquant un changement radical d'attitude chez celui qui le vit (cf. Retournement). Elle évoque l'expérience de Saint-Paul, persécuteur de Chrétiens quelques années après la mort de Jésus : se rendant à Damas, il eut une illumination et une révélation qui en firent le principal prosélyte des premières heures du Christianisme.
- Damas est le lieu de résidence de plusieurs Chefs d'Eglises autocéphales :
- Le Patriarche de l'Église orthodoxe melkite d'Antioche
- Le Patriarche de l'Église syriaque orthodoxe
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Ville de Syrie
Catégorie:Patrimoine mondial en Syrie
ja:ダマスカス
Omeyyade
Les Omeyyades (ou Umayyades) sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Ils tiennent leur nom d'un de leurs ancêtres, Abu Umayya. Ils appartenaient à la tribu des Qurayshites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète Mahomet .Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment.
Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'omeyyade Muawiya, qui était alors gouverneur de Syrie. À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir en Syrie par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens (661). Ali ayant été assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades.
Cependant, à partir des années 680, une série de troubles internes faillirent mettre fin à cette dynastie, mais elle réussit toujours à reprendre le dessus :
- En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Kufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Karbala par une armée omeyyade.
- En 683, un notable qurayshite, 'Abd Allāh b. al-Zubayr, souleva en Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.
- De plus, divers groupes kharidjites suscitaient des désordes en Arabie méridionale, en Iran central et en Haute-Mésopotamie.
Heureusement pour les Omeyyades, les divers groupes insurgés n'avaient aucune union entre eux. Les Kharidjites ne s'étendirent pas hors des déserts ; 'Abd Allāh fut vaincu par le calife (Abd al-Malik, tandis que Mukhtar était écrasé par le frère d'Abd Allāh, qui gouvernait Basra.
Les adversaires du régime l'accusaient d'impiété pour diverses raisons :
- il avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète ;
- il aurait été trop indifférent à l'Islam et à ses règles, notamment en négligeant de convertir les populations conquises.
Il est vrai que les Omeyyades ont longtemps préféré faire payer aux non-musulmans des impôts (capitation et impôt foncier) plutôt que de les convertir. Cependant les successeurs d'Abd al-Malik choisirent une solution plus souple : on encouragea les conversions, et pour les convertis la capitation fut remplacée par l'aumône légale du croyant; mais l'impôt foncier fut maintenu sur leurs terres (sous prétexte que celles-ci n'étaient pas converties).
Les Omeyyades furent ensuite détrônés en 750 par les Abbassides, qui fondèrent leur propre dynastie. Presque tous les membres de la famille furent massacrés, mais le prince 'Abd al-Rahmān Ier, réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. L'émir 'Abd al-Rahmān III prit le titre de Calife en 929, affirmant ainsi la complète indépendance du califat de Cordoue.
La conséquence de cela est que les califes Omeyyades patissent d'une mauvaise réputation dans l'historiographie musulmane, et le titre de Calife (successeur du prophète) leur est refusé à presque tous, pour le titre plus séculaire de Melik, roi.
Voir l'article séparé Omeyyades d'Espagne.
Dynastie des Omeyyades de Damas
- Les numéros indiquent l'ordre de succession.
Voir aussi
- Art omeyyade
Catégorie:Généalogie princière
Catégorie:Dynastie musulmane
Catégorie:Monde arabo-musulman
Catégorie:Omeyyades
ja:ウマイヤ朝
Constantin IV
Constantin 04
Constantin IV Pogonat (648/54 - 685), fils aîné de Constant II, empereur byzantin de 668 à sa mort. Il lutta avec fermeté contre les Arabes (premier siège de Constantinople par les Arabes (674 - 678) ) ,et les vainquit en 678 grâce à l'utilisation du feu grégois qui incendia la flotte arabe.Un traité de paix de trente ans fut conclu avec le calife ,qui s'engagea à payer un tribut annuel .Mais Constantin IV échoua face à une attaque des Bulgares,qui s'installèrent à Pliska ,et dû leur payer tribut.
Sous le règne de cet empereur eut lieu le troisième Concile de Constantinople (680 - 681), qui condamna le monothélisme et réunifia la chrétienté.
Constantin IV
ChypreChypre (grec Κύπρος ; turc Kıbrıs) est une île située dans l’est de la Méditerranée, à 75 km au sud de la côte turque. Elle est peuplée d’environ 850 000 habitants. Depuis 1974, date de l’invasion par l’armée turque de la partie nord-est de l’île, elle est divisée en deux parties :
- la République de Chypre (qui s'étend de droit sur la totalité de l'île) (« Chypriotes grecs », peuplée majoritairement par des habitants de culture grecque), pays qui fait partie de l’Union européenne ;
- la zone occupée militairement par la Turquie : la République turque de Chypre du Nord (RTCN) (« Chypriotes turcs », peuplée majoritairement par des Turcs de Turquie), État reconnu uniquement par la Turquie.
La capitale, Nicosie, est coupée en deux par la ligne verte (ou ligne Attila) qui sépare la zone libre de la zone occupée. Dans la population, l’élément grec est prédominant (78 %) malgré l’arrivée d'environ 100 000 colons turcs installés par le gouvernement d’Ankara.
Dans la République chypriote se trouvent deux bases militaires britanniques, à Akrotiri et Dhekelia.
Histoire
Dans l'Antiquité, l’île de Chypre appartient à un large monde hellénistique. On y extrait du cuivre, que les Romains appellent aes cyprium (littéralement « métal de Chypre »). Ce mot se transforme au fil du temps pour devenir « cuivre » en français. Chypre est ensuite incluse dans l’Empire romain, puis dans l’Empire byzantin. Richard Cœur de Lion conquiert l’île (1191) et la donne à Guy de Lusignan, qui fonde le royaume latin de Chypre (1192 - 1489). Elle passe ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1573), avant d'être conquise par les Turcs.
En 1878, le sultan donne Chypre en bail à la Grande-Bretagne. À l’issue de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne fait de Chypre une colonie de la couronne en représailles au soutien de l’Empire ottoman à l’Allemagne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce.
En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique qui recrutait des milices chypriotes turques pour renforcer les troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anti-coloniale. Chypre devient une République indépendante en 1960, ainsi que membre de l'ONU et du Commonwealth. Cependant elle n’obtient pas le droit de posséder sa propre armée. La Grande-Bretagne, la Turquie et la Grèce deviennent les États garants de sa souveraineté. La constitution garantit à la minorité chypriote turque un poids politique important (30 % des postes dans la fonction publique et 40 % dans la police) au regard de son poids démographique (18 % de la population)dans un système communautaire analogue à celui du Liban.
En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l’Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960 qui réduisent le poids politique des Chypriotes turcs. La Turquie demande la partition de l'île. Les affrontements entre les milices chypriotes grecque et turque amenènent l’ONU à envoyer des casques bleus (l'Unificyp) sur l’île en 1965.
Suite à la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se réfugient à Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios. Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement pour protéger les intérêts de la communauté turque et occupe le nord de l’île en deux jours (s'assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l'armée de s'impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d'autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 chypriotes sont contraints à l'exode, les grecs chassés du territoire occupé par la Turquie, les Turcs forcés de s'installer au nord. Le 13 février 1975 se met en place un État chypriote turc. Il s'autoproclame République turque de Chypre du Nord en 1983 mais n'est reconnu que par la Turquie. L'ONU a déclaré cette action illégale dans sa Résolution 541 du 18 novembre 1983. L'Unicyp prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu.
En 2003 la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passages sur la ligne verte et une mission de bons offices du secrétaire des Nations Unies, Kofi Annan. Mais le plan proposant d’instaurer un État bizonal, accepté à plus de 65 % par les chypriote turcs, est rejeté à 70 % par les Chypriotes grecs lors d'un référendum. Le 1 septembre 2004, La République de Chypre (la partie grecque) entre dans l’Union européenne. La reprise des négociations entre les deux communautés et tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare de fait les deux communautés depuis plus de quarante ans, semble désormais largement conditionnée par l'avancée des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Europe.
Article détaillé : Histoire de Chypre
Géographie
Histoire de Chypre
La superficie de Chypre est de 9 521 km².
D’un point de vue géographique, Chypre se situe dans le sud-ouest de l’Asie (Asie Mineure), mais les Chypriotes affirment que leur pays est situé en Europe en s’appuyant principalement sur le fait que la très grande partie des habitants de l'île sont de souche européenne et que la culture et la politique de leur pays sont plus proches de celles de l’Europe que de celles d’Asie.
On y retrouve une grande variété, avec ces massifs montagneux de Troodos et de Pendadatyla qui s’élèvent sous la force volcanique exercée par les planques techtoniques de l’Afrique et de l’Euroasie; un climat sec dans la région de Nicosie, et bien sûr un climat très méditerran&en avec la mer qui donne un peu de fraîcheur durant les longs mois d’été.
Politique
Partis politiques (par ordre alphabétique) :
- AKEL (Parti communiste -grec)
- CTP (Centre gauche -turc- au pouvoir dans la partie nord)
- Démocratie européenne
- Démocrates unis (Chypre)
- EDEK
- DIKO (parti du président actuel (2005))
- DISY
- DP ( Centre droit - turc- participe à la coalition au pouvoir dans la partie nord)
- Les Verts
- Nouveaux Horizons
- UBP (Droite - turc)
...
Voir aussi
- Liste des rois de Chypre
- Géographie de Chypre
- Villes de Chypre
Liens externes
- [http://cyprus.europe-countries.com Site sur Chypre]
- [http://www.europe-atlas.com/cyprus-map.htm Carte de Chypre]
- [http://www.visitcyprus.org.cy/ Office du tourisme de Chypre]
- [http://www.un.org/french/peace/peace/cu_mission/unficyp/unficypB.htm le site de l'Unficyp]
- [http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/chypremdv49 Une carte] de répartition des population sur le site du Monde diplomatique
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Catégorie:Territoire contesté ou occupé
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Justinien II
Justinien II Rhinotmetus (668-711, règne de 685 à 695, puis de 705 à 711) fut basileus de Byzance. Il est le fils de Constantin IV et le dernier représentant de la dynastie héraclide.
Justinien II conforte la position de l'empire en remportant plusieurs batailles contre les Sarrasins. Il adopte une politique ferme dans les Balkans et ordonne des déplacements massifs des populations slaves vers les provinces d'Asie Mineure.
En 695, Justinien est renversé par une révolution menée par Léonce. Il subit la pratique orientale du rhinokopia, qui consiste en l'amputation du nez, puis est exilé à Cherson dans la presqu'île de Crimée. Il parvient à s'en échapper et trouve asile chez les Khazars, qui resteront par la suite un allié fidèle de l'empire, et il épouse la sœur du khaghan qui lui donne un fils.
En 705, il retourne à Constantinople avec le soutien de l'armée bulgare. Il parvient à pénétrer dans la ville et à faire prisonnier Tibère III qui a succédé à Léonce. S'ensuit l'exécution des deux usurpateurs et de tous ceux à qui Justinien reproche la trahison ou qu'il soupçonne de complot.
En 711, la Crimée se révolte et se choisi pour chef Philippicos. Celui-ci obtient l'allégeance de la flotte envoyée par Justinien II qui est finalement arrêté et exécuté, ainsi que son fils.
Justinien 02
ja:ユスティニアノス2世
695Catégorie:695
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Années 670 | Années 680 | Années 690 | Années 700 | Années 710
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Cette page concerne l'année 695 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Childebert III, roi des Francs (fin en 711).
- Pépin le Gros, maire du palais de Neustrie.
- Dernier concile tenu en Gaule avant 742.
- Willibrord est nommé évêque d'Utrecht au Pays-Bas.
- Code de Wihtred, roi du Kent.
- Début du règne de Léonce II, empereur byzantin (fin en 698).
- L'empereur byzantin Justinien II est renversé.
- La politique de Justinien II, hostile à l’aristocratie, accroissant la pression fiscale, imposant des transferts de population, devient impopulaire. Une insurrection conduite par les « Bleus » le renverse. Justinien a le nez et la langue coupée puis est exilé à Chersôn par le général isaurien Léonce, stratège du thème d’Hellade, qui usurpe le trône.
- Première mention du thème d’Hellade.
- Première révolte chiite (695-701) : soulèvement de Mukhtar.
- Raid des Khitan (proto-mongols) à la frontière chinoise.
Naissances
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- Childebrand, fils de Pépin dit le Jeune et Alpaïde de Bruyères, duc des Francs, comte de Bourgogne
ko:695년
PontificatOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
__TOC__
Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
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686Catégorie:686
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Cette page concerne l'année 686 du calendrier julien.
Événements
- Fin de la révolte d'esclaves de Kufa.
- Offensive arabe contre les Berbères du Maghreb. Zobeïr ibn Zeïs met en déroute l’armée berbère de Koceila, qui est tué, et s’avance jusqu’à Volubilis.
- Début du pontificat de Conon (fin en 687).
- Berchier, gendre de Berthaire, lui succède comme maire du palais de Neustrie.
- Jitô, impératrice du Japon (686-697).
Naissances
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Décès
- Mort de Berthaire, maire du palais de Neustrie.
ko:686년
PictesLe nom Pictes, peut-être formé à partir d'une épithète latine, signifierait littéralement « hommes peints » (entre autres, selon Bède le Vénérable). Il fut attribué par les Britto-romains, puis par les Anglo-Saxons aux habitants des basses terres de l'Écosse actuelle pour une période allant du III siècle jusqu'au milieu du IX siècle environ. Les Pictes correspondaient ainsi vraisemblablement aux Caledonii mentionnés par le conquérant romain Agricola en 80.
Le nom « Pictes » évoque les relations belliqueuses qu'eurent les tribus établies au-delà du mur d'Hadrien avec Rome, puisque les peintures auxquelles ce qualificatif fait allusion étaient vraisemblablement des peintures de guerre.
Il évoque aussi le concept — probablement étranger à ceux qu'il désigne — d'une appartenance des nombreux peuples et tribus de Calédonie à un groupe ethnoculturel commun. En l'absence de sources historiques fiables et précises, les contours d'un tel groupe demeurent néanmoins hypothétiques, ce qui a donné naissance à une littérature plus ou moins fantaisiste sur la question de l'origine des Pictes.
En plus de cette question (trop) souvent débattue, les interrogations sur la définition des Pictes portent également sur les points suivants :
- la nature de leur langue — et en particulier le « degré » de celticité de celle-ci,
- les circonstances de leur disparition.
Les Pictes, en effet, disparurent lors de la formation de l'Écosse médiévale, vers le milieu du IX siècle, probablement absorbés par les Scots.
Histoire
On ignore à peu près tout de l'origine des Pictes : leurs ancêtres seraient venus du continent à la fin de la préhistoire, peut-être au cours du I millénaire avant J.-C. Leur première mention est due à l'orateur breton Eumenius, en 297 : ce dernier les cite aux côtés des Hibernii (les Irlandais) comme ennemis des Bretons. En 310, une mention des « bois et des marécages des Calédoniens et d'autres Pictes » est connue : sa traduction exacte pose problème et autorise ou non à compter les Calédoniens parmi les Pictes. Peu après, Ammien Marcellin mentionne que les Pictes sont divisés en deux groupes : les Dicalydones et les Verturiones.
Par ailleurs, des noms celtiques de tribus qui peuplaient le nord de l'île de Bretagne durant la période romaine sont connus à travers la géographie de Claude Ptolémée (au milieu du II siècle) : les Cæreni, (gens du mouton) les Lugi, (du corbeau), les Smertæ (les enduits, ou les peints) et les Decantae (nobles). À proximité des Caledonii (forts ?) se trouvaient les Vacomagi et les Venicones. Il faut leur ajouter, enfin, les Epidii sur la côte ouest et les Damnonii, les Novantæ et les Selgovæ, établis plus au sud. Les Pictes sont probablement issus de regroupements et de divisions qui agitèrent ces tribus à la fin du troisième siècle de l'ère chrétienne, bien que certains historiens aient proposé la date des campagnes flaviennes pour les distinguer (au plus tard l'année 97).
Selon une tradition tardive (du IX siècle ?), connue grâce à une copie sur parchemin du XIV siècle (ms. Colbertin ou ms. Latin 4126 de la [http://www.bnf.fr/ Bibliothèque nationale française]), la fondation du peuple picte remonte à un mythique Cruithne, fils de Cinge qui régna un siècle et eut sept fils : Fib, Fidach, Fotlaig, Fortrenn, Cait, Ce et Circinn. Ces derniers divisèrent alors l'île blanche (Alban, la Calédonie) en sept clans reprenant leur nom : Fortriu, Cat, Circind, etc. Ces informations apparaissent dans la Liste des rois pictes et dans un texte nommé De Situ Albanie, attaché à cette liste : les deux font partie de la Chronique picte.
Le nom de ce fondateur a été rapproché des Pritenii ou Pretenii, nom des habitants de l'île de Bretagne prétendument rapporté par Pythéas, en 325 av. J.-C., et cité par Diodore de Sicile, au I siècle av. J.-C. ; Le nom latin britanni, le nom irlandais criuthni et le nom gallois Prydyn, postérieur, pourraient avoir la même origine.
En 600, c'est sous la plume d'Isidore de Séville qu'apparut la première référence au fait que les Pictes tiraient leur nom des tatouages qui ornaient leur corps. Cette idée a été rapprochée par les historiens modernes d'une information que rapporte Jules César à propos des Bretons :
:« Omnes vero se Britanni vitro inficiunt, quod cæruleum efficit colorem, atque hoc horridiores sunt in pugna aspectu »,
c'est-à-dire « en vérité, tous les Bretons se teignent artificiellement avec ce qui produit une couleur bleue, de sorte qu'ils sont plus terribles d'aspect au combat ».
Les « royaumes » pictes
En ce qui concerne l'organisation des Pictes, il semble que les « rois pictes » ne régnèrent jamais que sur une confédération de chefferies : il y eut plusieurs « royaumes » pictes contemporains les uns des autres et leur nombre put varier de deux à sept, si l'on en croit les sources postérieures ou les brêves mentions faites par les sources étrangères. L'organisation de ces royaumes demeure largement hypothétique, mais il est possible qu'un « sur-roi » existât. En tous cas, la « royauté » des Pictes devait être clanique et l'on ignore si elle s'exerçait sur un territoire bien délimité.
Au , le royaume de Fortriu dominait les terres situées autour de Scone et de Dunkeld : son nom est à rapprocher de celui de la tribu des Verturiones, cités au II siècle par Claude Ptolémée ; Bède cite encore le royaume de Fib (Fife) à cette époque. La Chronique picte livre quant à elle une liste de sept royaumes (le caractère symbolique du chiffre peut en avoir dicté le nombre) :
#Cait (Caithness et Sutherland modernes)
#Ce (Mar et Buchan modernes)
#Circinn (Angus et Mearns modernes)
#Fib (Fife et Kinross modernes ; Fife est encore connu sous l'appelation de kingdom of Fife)
#Fidach (Moray et Ross modernes)
#Fotla (Atholl et Gowrie modernes)
#Fortriu (Strathearn et Menteith modernes)
À l'époque de Bède, et si l'on en croit encore ce dernier, au début du VIII siècle, un « royaume des Pictes du nord » et un « royaume des Pictes du sud » étaient établis de part et d'autre du Firth of Forth.
Toujours est-il que, malgré leurs divisions, les Pictes résistèrent toujours à l'Empire romain, puis aux envahisseurs germaniques pendant plusieurs siècles. Finalement, la disparition des royaumes des Pictes fut le résultat d'un processus de fusion qui aboutit, au milieu du IX siècle, à la création de l'Écosse médiévale. À cet égard, la règle de dévolution du trône en vigueur chez les Pictes joua certainement un rôle important.
On sait grâce à Bède, en effet, que le système de succession royale des Pictes était matrilinéaire (filiation par les femmes), ce qui avait pour résultat que les neveux succédaient à leurs oncles. Les meurtres entre cousins que cela put entraîner sont aisés à imaginer. C'est aussi ce système qui permit à des chefs étrangers de régner sur les Pictes au Moyen Âge, comme l'Écossais Kenneth MacAlpin). Toutefois MacAlpin appartenait au lignage royal du royaume de Dalriada, et son règne sur un peuple unifié fut aussi facilité par le désastre de 839.
Au , Angus (Œngus) roi de 731 a 761 réussit à unifier temporairement les Pictes. Angus II, fils du roi scot Fergus et d'une princesse picte, régna conjointement sur ces deux peuples au début du . À sa mort, en 834, son fils Eoganan lui succéda.
Un autre facteur de l'intégration des Pictes et des Scots au sein d'un royaume unique put, enfin, être une trahison. Un document du XIV siècle, le Polichronicon de Ranulph Higden, contient, en effet, un passage probablement dérivé de la Chronique picte qui mentionne un massacre des nobles pictes par les Scots, lors d'une entrevue organisée par ces derniers, vers 850.
Culture
La source historique la plus abondante sur les Pictes est à peu près la seule à nous renseigner sur leur culture : il s'agit de L'Histoire ecclésiastique du peuple anglais de Bède le Vénérable.
Selon certains historiens, les Pictes utilisaient peut-être une langue celte, du groupe brittonique. L'Irlandais saint Columba, au , ne la comprenait pas. Ils connaissaient l'écriture oghamique, dérivée de l'écriture latine, mais les inscriptions qu'ils ont laissées sont généralement inintelligibles.
Des études plus récentes semblent indiquer que la langue originelle des Pictes — ou du moins un important substrat linguistique de leur langue — ne faisait pas partie du groupe indo-européen, même si la pauvreté du vocabulaire connu ne permet aucune conclusion certaine.
Les Pictes ont laissé de nombreuses pierres dressées ornées de figures géométriques (y compris de croix après leur christianisation), ou figuratives : quadrupèdes, oiseaux, chaudrons, chariots à roues. Ces pierres, dites « symboliques », avaient sans doute un caractère sacré, peut-être associé à des rites funéraires.
On attribue encore aux Pictes certains brochs, ces tours rondes préhistoriques qui constellent l'Écosse.
Chronologie
- 80 : Agricola combat les Celtes d'Écosse (qu'il nomme Caledonii)
- 84 : Calgacus unifie les tribus celtes mais il est battu et tué par les Romains lors de la bataille d'Ardoch
- 122 : l'empereur Hadrien fait construire le mur d'Hadrien pour protéger la province romaine de Bretagne (actuelle Angleterre) co | | |